Qu’est-ce qu’on comprend avant de lire ?

Je veux qu’une image donne une première idée du monde dans lequel on entre. Une lumière, une matière, un geste peuvent en dire davantage qu’une vue générale. Un écran de site montre une interface. Il ne donne pas forcément envie de la découvrir.

Je regarde donc l’image seule, sans titre et sans logo. Si je dois tout expliquer pour qu’elle fonctionne, elle arrive probablement trop tôt dans le récit. Elle peut être utile plus loin, à côté du détail qu’elle montre.

L’ambiance doit appartenir au sujet.

Une photographie très séduisante peut promettre le mauvais projet. Je préfère partir des images du lieu, de ses objets ou de ses usages. Le lien doit pouvoir s’expliquer simplement.

La question n’est pas seulement « est-ce que je l’aime ? ». C’est aussi : pourquoi cette image ici ? Qu’apporte-t-elle que les suivantes ne disent pas déjà ? Une couverture et une preuve de réalisation ont des rôles différents.

Choisir dans le vrai cadre.

Je compare les candidates dans la page : grandes, petites, puis sur téléphone. Le recadrage peut faire disparaître le geste qui rendait l’image intéressante. Un sujet placé au bord peut entrer en conflit avec le titre.

Une planche de sélection aide à décider : les images sont au même format, le sujet reste visible, et les différences deviennent évidentes. J’en garde plusieurs jusqu’à les voir dans la composition. Le choix se fait avec la page, pas dans un dossier de fichiers.

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