Séparer l’impression et le mécanisme.

« C’est fluide » décrit une sensation. Pour en faire quelque chose, je dois comprendre ce qui bouge, à quel moment, et ce qui reste stable. Même chose pour une présentation qui paraît généreuse : est-ce la taille des images, leur cadrage, la place du texte ou le rythme entre les sections ?

Je regarde un même passage à différentes largeurs. La composition révèle alors ses règles : ce qui se rapproche, ce qui passe sur une autre ligne, ce qui garde sa place.

Regarder aussi les moments calmes.

Le moment spectaculaire attire l’œil. Je m’intéresse aussi à ce qui se passe juste après : peut-on lire tranquillement ? Retrouve-t-on le titre ? Le menu est-il encore évident ?

Une référence me sert à poser ces questions. Reprendre son animation sans sa hiérarchie peut donner un résultat très différent. Les images, les mots et les espaces font autant le travail que le mouvement.

Revenir à ce qu’on veut communiquer.

Je garde une référence pour une raison précise : une entrée intrigante, une manière de montrer un travail, un comportement au survol. Ensuite, je reviens au contenu que j’ai réellement.

Si une idée exige des images que je n’ai pas, ou prend toute la place au détriment du projet, je dois la revoir. Le but reste de trouver la forme juste pour ce que je veux raconter. Une référence aide à voir plus précisément ; elle ne décide pas à ma place.

Carnet