Le signe, puis les situations.
Quand je regarde une identité, je cherche ce qui permet de la reconnaître au-delà du logo. La typographie, les proportions, la couleur et la façon de cadrer les images y participent.
Je trouve utile de confronter ces choix à des supports très différents. Un grand format donne de l’espace. Un petit format oblige à choisir ce qui compte. Les deux font partie du même travail.
La cohérence se voit dans les détails répétés.
Deux boutons qui font la même chose doivent se comporter de la même manière. Une marge choisie à un endroit doit avoir une raison de changer ailleurs. C’est dans ces répétitions qu’une identité commence à tenir.
Cela laisse de la place aux images et aux projets qui ont leur propre caractère. Les repères communs rendent cette diversité plus facile à suivre.
Prévoir ce qui sera ajouté après.
Une identité doit accueillir un titre plus long, une image verticale ou un contenu qu’on n’avait pas prévu. Je veux comprendre ce qui reste fixe et ce qui peut s’adapter.
Pour un site, cette question touche aussi l’édition : qui change les images, qui écrit, qui ajoute une nouvelle page ? Une direction graphique devient plus solide quand elle peut continuer à vivre avec ces gestes ordinaires.